Pages

vendredi 31 août 2018

LA LITTERATURE VIETNAMIENNE


Les livres peuvent être empruntés à la Bibliothèque Municipale
jusqu'au mois de décembre 2018.

DUONG, THU HUONG (1947-....)
est née en 1947 au Vietnam. Militante, elle n'a cessé de défendre vigoureusement ses engagements démocratiques, au point finalement d'être exclue du parti communiste en 1990, avant d'être arrêtée et emprisonnée sans procès en 1991. Elle a vécu en résidence surveillée dans son pays jusqu'en janvier 2006, date de son arrivée à Paris pour la sortie de Terre des oublis (Sabine Wespieser éditeur), dont le succès l'a incitée à rester en France pour se consacrer à l'écriture. 


Au zénith / Duong Thu Huong. S.Wespieser, 2009.
au-zenithRésumé : " Au zénith est le chef-d'oeuvre de Duong Thu Huong : voici un roman qu'elle portait en elle depuis plus de dix ans, où convergent son combat politique et son talent littéraire. 
En 1953, le président - c'est ainsi que l'auteur le nomme, mais on comprend très vite qu'il s'agit de Ho Chi Minh - tombe éperdument amoureux, à plus de soixante ans, d'une très jeune femme. Avec elle, il fonde une famille qu'il installe à Hanoi dès la reconquête de la capitale. Mais il n'est pas un homme ordinaire, il est le père de la nation, et quand lui vient le souhait d'officialiser son union, les ministres, dont il a favorisé l'ascension, lui font valoir que cette affaire privée le ferait descendre de son piédestal politique. Le président cède, croyant choisir une légitime raison d'Etat. De ce jour, sa vie bascule. Sa jeune compagne est assassinée, ses enfants recueillis par des proches, et le pouvoir effectif lui échappe : cachés derrière sa figure tutélaire, ses anciens compagnons construisent un régime dont les fondements sont bien éloignés des combats de leur jeunesse commune.
Pour donner toute sa mesure à ce drame intime et politique, l'écrivain déploie une construction romanesque époustouflante, juxtaposant quatre points de vue narratifs.
Celui du président qui,à la fin de sa vie, pendant la guerre contre les Américains, avec pour seuls compagnons les soldats qui le surveillent et les bonzesses de la pagode voisine, tente d'éclairer les méandres de son propre parcours.
Celui de son meilleur ami, Vu, qui élève sont fils, et dont la propre femme, une ancienne révolutionnaire pure et dure comme lui, symbolise désormais la corruption au pouvoir.
Parenthèse bucolique et contrepoint à l'intrigue principale : Duong Thu Huong raconte comment un vieil homme respecté dans son Village des bûcherons est parvenu, non sans difficultés, à imposer son union avec une femme de quarante ans plus jeune que lui.
Dernier point de vue : celui du beau-frère de la jeune épouse sacrifiée. Fou de douleur, ce Compatriote inconnu ne survit que pour se venger.
Au long de cette fresque impressionnante, l'écrivain - héraut des idéaux bafoués que le président a portés jusqu'au bout - élucide, sans jamais porter de jugement, un destin d'autant plus tragique qu'il s'est joué d'un être bien réel et maître du pouvoir."


Les Collines d'eucalyptus / Duong Thu Huong. S.Wespieser, 2014.
collines-d-eucalyptusRésumé : " Derrière les barreaux de sa prison, Thanh contemple les derniers lambeaux de brume sur la paroi rocheuse qui lui tient désormais lieu d'horizon. Il a été condamné aux travaux forcés.
Parce que ce jeune homme sans histoire, excellent élève et fils modèle, a découvert très tôt son homosexualité et qu'il lui a paru insurmontable de l'avouer à ses parents, son destin a basculé. Comment il est tombé sous la coupe d'un mauvais garçon avec qui il a fui sa ville natale et comment il s'est retrouvé piégé, c'est le fatal et poignant engrenage que Duong Thu Huong met en scène. 
Thanh est désespérément seul pour cette descente dans les cercles de son enfer intime.  Il ne peut confier à personne les affres de sa relation avec son compagnon qui, en parfait manipulateur, joue de l'attirance physique qu'il exerce pour vivre à ses crochets. Honteux de sa faiblesse et de sa lâcheté, Thanh se garde bien de demander conseil à Tién Lai, l'homme mûr en qui il a pourtant le sentiment d'avoir rencontré un alter ego. A Dalat, où ils végètent comme ramasseurs de balles sur des cours de tennis, Thanh n'a pas la force d'éconduire son mauvais génie. Il s'enfuit en vain à Saigon, croyant trouver refuge dans l'anonymat de la métropole. Si l'issue de cette sombre liaison est bien fatale, Duong Thu Huong écrit pourtant un roman de la rédemption. Son jeune héros, dont les tribulations lui donnent la matière d'une vertigineuse plongée dans le Vietnam de la fin des années 80, ne finira pas au bagne.
Les Collines d'eucalyptus est une somptueuse variation sur le thème du retour de l'enfant prodigue, un roman éclairé par la compassion et l'intelligence humaine qu'un écrivain au sommet de son talent témoigne à ses personnages."


Itinéraires d'enfance / Duong Thu Huong. S.Wespieser, 2007.
itineraires-d-enfanceRésumé : " Duong Thu Huong évoque les tribulations d'une gamine espiègle et entreprenante à la fin des années cinquante. Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis, ses voisins et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord. Mais, parce que son caractère est déjà bien trempé et qu'elle ne supporte pas l'injustice, elle prend la défense d'une de ses camarades absées par un professeur, et se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père. Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, voyagent en train, à pied ou en autobus, à travers les montagnes du nord. Elles finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir travaillé dans une auberge avec son amie, tué le cochon, participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune. Au fil des mois et des rencontres, l'adolescente grandit, mûrit, et fait l'apprentissage de la liberté. Duong Thu Huong avoue avoir donné beaucoup d'elle-même à son héroïne... 

C'est  un véritable roman d'éducation que ce livre limpide et captivant qui, dans un festival de sons, d'odeurs, de couleurs et de paysages, dépeint la réalité du Vietnam après la guerre contre les Français. "
Myosotis / Duong Thu Huong. Ph. Picquier, 1998.
myosotisRésumé : " Douée d'une vitalité et d'un talent extraordinaire, Suong à la voix de cristal aime ardemment le musicien Fung. Obstinée, ingénue, elle ne dispense aucun pardon, aucune morale, ne ressasse aucun regret malgré l'incompréhension et le cynisme qui se lèvent avec la paix au Viêtnam. Ce roman d'amour, tissé de souvenirs et nourri de lyrisme des voix et des odeurs de l'enfance, nous laisse éblouis devant tant d'enthousiasme face à la médiocrité, devant cette énergie intacte face à la déchéance douloureuse et au désespoir portés par son amant Hung, le véritable héros du livre, qui ne parvient plus à s'accorder à lui-même et avec son art. "

Les Paradis aveugles / Duong Thu Huong. S.Wespieser, 2012.
paradis-aveuglesRésumé : " Hàng, la jeune héroïne de ce roman, a été obligée d'abandonner ses études et le Vietnam pour gagner sa vie comme ouvrière dans une usine textile d'URSS. Dans le train qui la conduit à Moscou, où l'a appelée un télégramme de son oncle, ses souvenirs la ramènent às on enfance, détruite par cet homme borné et manipulateur. L'oncle Chinh en effet, membre zélé du Parti communiste, a été l'un des ardents serviteurs de la réforme agraire au Vietnam. La mère de Hàng, par piété fraternelle et par respect des traditions, n'a jamais osé s'opposer à son frère, même quand il a obligé son mari instituteur à fuir le village, sous le motif que sa famille appartenait à la classe des propriétaires fonciers, "ennemis mortels de la paysannerie". Finalement contrainte de s'installer à Hanoi et d'y élever seule sa fille, c'est encore elle qui subviendra aux besoins de Chinh, incapable de nourrir ses enfants avec sa maigre solde de fonctionnaire. 
Dans ce livre de jeunesse, Duong Thu Huong fait éclater la puissance d'évocation qu'elle déploiera dans ses grands romans ultérieurs. Pointant à travers un drame familial, une tragédie collective, elle interroge déjà le paradis marxiste... celui de tous les aveuglements. "

Edité une première fois en France en 1991 (Editions des Femmes), les Paradis aveugles a paru au Vietnam en 1988. La réalité qu'il dénonce - les conséquences désastreuses de la réforme agraire sur la société vietnamienne -, de même que son succès, ont conduit à l'arrestation e son auteur trois années plus tard.

Terre des oublis / Duong Thu Huong. S.Wespieser, 2006.
terre-des-oublisRésumé : " Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein coeur du Vietnam, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu'elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari.
Au fil d'une narration éblouissante, la romancière passe de l'un à l'autre des personnages de ce triangle tragique. Miên tente désespérément de se réhabituer à un homme épousé très jeune, physiquement détruit par des années de combats et d'errances dans la jungle, mû par la seule obsession d'engendrer un fils. La jeune femme, nuit après nuit, vit un calvaire. Elle ne peut oublier Hoan qui, résigné, a fui vers la ville où, malgré ses succès commerciaux, il vit un enfer.
Plongeant dans le passé de ces trois innocentes victimes, éclairant leurs destinées individuelles par l'évocation d'une société pétrie de principes moraux et politiques, convoquant leur quotidien dans une somptueuse description de sons, d'odeurs et de couleurs, Duong Thu Huong donne véritablement corps à son pays.
Terre des oublis, grand roman de l'après-guerre du Vietnam, est un livre magistral."

THUY, KIM (1968-....)
est née en 1968 à Saigon en pleine guerre du Vietnam. A l'âge de dix ans, elle fait partie des centaines de milliers de boat people fuyant le régime communiste. Installée à Montréal, elle exerce différents métiers - couturière, interprète, avocate ou encore restauratrice - avant de se consacrer à l'écriture (L. Lévi, 2016). 

Ru / Kim Thuy. L. Levi, 2010.
ruRésumé : " Une femme voyage à travers le désordre des souvenirs : l'enfance dans sa cage d'or à Saigon, l'arrivée du communisme dans le Sud-Vietnam apeuré, la fuite dans le ventre d'un bateau au large du golfe de Siam, l'internement dans un camp de réfugiés en Malaisie, les premiers frissons dans le froid du Québec. Récit entre la guerre et la paix, ru dit le vide et le trop-plein, l'égarement et la beauté. De ce tumulte, des incidents tragi-comiques, des objets ordinaires émergent comme autant de repères d'un parcours. En évoquant un bracelet en acrylique rempli de diamants, des bols bleus cerclés d'argent ou la puissance d'une odeur d'assouplissant, Kim Thuy restitue le Vietnam d'hier et d'aujourd'hui avec la maîtrise d'un grand écrivain."
Vi / Kim Thuy. L. Levi, 2016.
viRésumé : " Au temps de l'Indochine, le domaine de la famille Le Van An englobe d'immenses terres et une vaste demeure où s(affairent près de trente domestiques. C'est là que naît le père de Vi, avec le destin d'un prince comblé que l'histoire va déchoir de son royaume. Dans l'ombre dévolue aux femmes, son épouse dirige d'une main de fer l'exploitation fragilisée par les réformes, puis la guerre. Lorsque Vi voit le jour, le dix-septième parallèle sépare déjà le Nord du Sud. La réunification et la chasse aux possédants l'obligent à fuir son pays sur un bateau de fortune. En quittant Saigon pour Montréal, celle dont le prénom signifie "minuscule" et "précieuse" devra apprendre à apprivoiser la grande vie et ses tumultes. Et à saisir les hasards qui lui ouvriront à nouveau, un jour, les portes du pays natal."

MOÏ, Anna  (1955-....) 

Riz noir /Anna Moï. ¨Gallimard, 2004.
riz-noirRésumé : " En 1968, la guerre du Viêtnam bascule. La violence parvient à son paroxysme lors de l'offensive du Têt : Saigon est à feu et à sang. Au-delà de certains faits réels, j'ai tenté de donner à voir et à sentir le Viêtnam de mon enfance. Ce roman m'a été inspiré par l'histoire authentique de Tan, que j'ai connue au lycée, et de Tao, dexu soeurs de quinze et seize ans arrêtées, torturées puis internées dans le bagne de Poulo Condor, au large de Saigon, à la fin des années 1960. A travers la mémoire des jeunes prisonnières, jusque dans les cages à tigres de Poulo Condor, les paysages du Viêtnam restent vicants. Odeurs, rites et secrets, couleurs : noir de la soie laquée et des ténèbres de la prison, blanc du riz et de la chaux, jaune de la carambole et des robes de bonzes, rouge des papiers démonifuges ou du sang menstruel... Le livre est dédié à Tan et Tao, ainsi qu'à toutes les femmes vietnamiennes, filles de dragon selon la tradition, filles d'eau et de feu, fragiles et invincibles."
Le Venin du papillon / Anna Moï. Gallimard, 2017.
venin-du-papillonRésumé : " Pendant une année de savie, Xuân caracole à travers une adolescence qui s'achève en accéléré, sur fond d'ère postcoloniale française et de guerre américaine, dans un pays non nommé qui pourrait être le Viêtnam. Ba, son père, est un officier militaire excentrique. Sa mère, Mae, exerce les métiers les plus improbables afin de joindre les deux bouts. Préoccupée par ses seins trop petits, Xuân l'est également par les positions yojiques et politiques de Ba, l'animisme de sa mère, le décompte quotidien des morts de la guerre et le climat urbain explosif. Elle est initiée au sexe par Edgar, un énarque membre des services de renseignement français, et se joint à une bande incontrôlable qui s'adonne aux rodéos à moto dans la ville et à tous les excès : drogue, alcool, sexualité débridée. Loin du climat nostalgique propres aux réminiscences de la jeunesse enfuie, le ton à la fois caustique et sensuel, très tonique du récit le rend particulièrement attachant. Chez Anna Moï, la jeunesse a raison de tout, même des désastres historiques et des tragédies guerrières."
(Critique du "Venin du papillon" lors du Festival du livre de Colmar, publiée le 24 octobre 2017)

AUTRES AUTEURS

Le Brodeur de Huê / Kien Nguyen. Quai Voltaire, 2004.
brodeur-de-hueRésumé : " Indochine, 1916. Sur les Rivières des Parfums glisse une jonque écarlate. A bord, Ven, rêveuse, attend son promis. Et découvre abasourdie, qu'il s'agit d'un garçon de sept ans.
Servante plutôt que femme, mère plutôt qu'amante, Ven n'en épousera pas moins le tumultueux destin du jeune Dan. Elle le suivra dans le malheur, la fuite, l'esclavage. Elle l'accompagnera dans la rébellion, le long apprentissage qui fera de lui le plus grand brodeur de Huê. Elle le soutiendra surtout dans le seul amour vraiment interdit au maître en tapisserie qu'il sera devenu. Mais
Mais peut-on renouer les fil du temps ? L'art peut-il sauver du mal ? Et la passion guérir l'enfance ? Sur fond de lumière des tropiques et d'une flamboyante fresque coloniale, ce roman célèbre les forces de la vie."
Les Canons tonnent la nuit / Ca Nha. Ph. Picquier, 1998.
canons-tonnent-la-nuitRésumé : " Une famille unie, heureuse et encore respectueuse des valeurs traditionnelles,a quitté sa terre natale au nord, pour suivre le flot des réfugiés et s'installer à Saïgon. Une fois de plus, elle va se trouver emportée dans les tourbillons tragiques de l'Histoire. La guerre n'est pas visible pour les habitants de la capitale mais tout rappelle sa présence et ses menaces : la radio, les soldats en uniforme... Ce monstre froid avance la nuit, à pas de géant, avec le bruit des canons.
A travers l'histoire de cette famille confrontée à l'horreur de la guerre, c'est le destin tout entier du Viêtnam qui s'écrit avec du sang et des larmes : ce roman bouleversant commence par une sorte de litanie psalmodiée par la narratrice, pour s'achever comme une supplication.
Avec Les Canons tonnent la nuit, s'ouvre une nouvelle fenêtre sur un pan totalement méconnu de la littérature contemporaine du Viêtnam : la littérature du Sud-Viêtnam des années 1960 à 1975."
Au large de la terre promise / Nguyên Quang Thân. Ph. Picquier, 1997.
au-large-de-la-terre-promiseRésumé : " Au Viêtnam, dans l'ombre et sous la houlette du vieux système totalitaire agonisant, un monde nouveau s'installe qui ne reconnaît qu'une mesure : l'argent. Pris en tenaille entre ces deux univers, des personnages égarés, à la recherche d'un sens à donner à leur existence, se jettent les uns sur les autres, s'embrassent, s'entre-déchirent, se rient au nez et se dépouillent réciproquement avec avidité. Il y a Tuân, l'ingénieur qui rêve en vain de mettre son savoir au service du pays ; Thao, l'écrivain qui s'interroge sur la nécessité d'écrire dans un monde de corruption qui méprise la science, l'art et la culture ; Huy, le petit trafiquant digne et sans états d'âme ; Chi, la rebelle, prise dans un chassé-croisé amoureux et des faux-semblants ; Thuc, l'homme "moderne" intelligent et cynique, qui se prépare consciencieusement à sa propre ascension sociale.
Le monde change. Interprètes de la folie d'une époque, ils applaudissent à leurs ambitions, à leurs défis et à leurs nouveaux appétits. d'autres désenchantés, apprennent le désarroi ou la résignation avant que la bourrasque d'un monde nouveau ne les emporte. Au large de la terre promise."
AUTRES AUTEURS ACCESSIBLES EN LIGNE
SUR RAYONN'ÂGES
Le Service Numérique de l'Yonne
(inscription à la bibliothèque de Champs-sur-Yonne)

 mademoiselle-sinh-et-autres-nouvelles mon-oncle-Hoat-et-autres-nouvelles

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.